La réglementation trottinette électrique vient de franchir un cap. Depuis le 7 août 2026, le casque et le gilet rétro-réfléchissant sont obligatoires à Paris et dans toute la petite couronne, sous peine de 135 € d'amende. Une dizaine de départements avaient ouvert la voie, d'autres suivent le 1er septembre, et le gouvernement travaille à une règle nationale. Voici ce qui change concrètement pour les 2,5 millions d'utilisateurs de trottinettes électriques — et le point que ces nouvelles règles ne modifient pas : l'assurance était déjà obligatoire, et elle le reste.
Casque obligatoire en trottinette électrique : la nouvelle règle à Paris
Par arrêté du préfet de police, tout usager d'un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) — trottinette électrique, gyropode, monoroue, hoverboard — doit désormais porter un casque et un gilet ou équipement rétro-réfléchissant, à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. L'obligation vaut à toute heure, de jour comme de nuit, sur toute voie publique, pistes cyclables comprises, et pour tous les âges.
Les sanctions sont dissuasives : 135 € pour l'absence de casque (90 € en minoré, 375 € en majoré) et 35 € pour l'absence de gilet. La préfecture justifie la mesure par une accidentalité en forte hausse : selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 79 utilisateurs d'EDPM ont perdu la vie en 2025, soit 34 de plus qu'en 2024.
Une réglementation à plusieurs vitesses : où le casque est déjà obligatoire
Paris n'est pas seule. Le mouvement est parti des territoires : la métropole de Nice depuis le 1er novembre 2025, le Vaucluse depuis le 1er juillet 2026, la Seine-et-Marne, l'Yonne, l'Indre, des villes comme Reims ou Compiègne, et Le Touquet depuis le 5 août avec une amende à 150 €. Le Nord et la Manche basculent à leur tour le 1er septembre 2026.
Résultat : un patchwork juridique où la règle change au passage d'un département à l'autre. Le Code de la route, lui, n'impose toujours le casque qu'hors agglomération — en ville, il reste « recommandé » sur le papier national. Un usager de Montreuil est verbalisable, son voisin de Chelles pas encore. C'est cette incohérence que le gouvernement veut corriger.
Vers un casque obligatoire dans toute la France ?
La ministre chargée des Transports, Marie-Pierre Vedrenne, a saisi la Sécurité routière au printemps pour harmoniser le dispositif au niveau national. Un décret en Conseil d'État serait la voie la plus rapide, mais consultation publique et avis du Conseil d'État prennent du temps : une généralisation avant fin 2026 paraît peu probable. D'ici là, chaque préfecture décide — et la liste s'allonge chaque mois. Le réflexe raisonnable : porter le casque partout, sans attendre que la règle vous rattrape.
Ce qui ne change pas : les règles nationales de la trottinette électrique
Ces arrêtés s'ajoutent à un socle national inchangé depuis le décret EDPM de 2019, complété en 2023 : 14 ans minimum, vitesse bridée à 25 km/h, un seul passager (le conducteur), interdiction des trottoirs, pistes cyclables prioritaires en ville, freins, feux et avertisseur sonore obligatoires, casque ou écouteurs aux oreilles interdits. Les amendes vont de 135 € pour la circulation sur trottoir ou le téléphone à la main jusqu'à 1 500 € pour un engin débridé au-delà de 25 km/h.
L'assurance trottinette électrique : obligatoire depuis 2019, plus que jamais indispensable
C'est le point que la couverture médiatique du casque a éclipsé — et le plus coûteux à ignorer. Une trottinette électrique est un véhicule terrestre à moteur : la loi impose une assurance responsabilité civile spécifique, et ce depuis 2019. Rouler sans est un délit puni jusqu'à 3 750 € d'amende, avec obligation d'indemniser personnellement les victimes en cas d'accident. Or les nouvelles règles ne rendent pas la RC facultative ; elles rappellent, au contraire, que les autorités traitent désormais l'EDPM comme un vrai véhicule — contrôles compris. Un usager verbalisé pour absence de casque à Paris se verra très vraisemblablement demander son attestation d'assurance dans la foulée.
Et la RC ne protège que les autres. Votre trottinette — 400 à 900 € pour un bon modèle — reste exposée à la chute, au vol et à la pluie. C'est là que l'assurance trottinette électrique Coverd prend le relais, dès 5,90 €/mois : casse accidentelle, oxydation et composants clés (moteur, batterie, freins, guidon, écran) couverts sans franchise, vol caractérisé en option, et la RC obligatoire ajoutable au même contrat — un seul contrat, tout est en règle. Sans délai de carence ni engagement, prise en charge en 24 h.
Souscription possible dans les 30 jours suivant l'achat d'une trottinette bridée à 25 km/h — le bon moment est le jour du déballage.
FAQ : réglementation trottinette électrique 2026
Le casque est-il obligatoire en trottinette électrique ? Oui à Paris et en petite couronne depuis le 7 août 2026 (135 € d'amende), ainsi que dans une dizaine de départements et villes. Ailleurs, il n'est obligatoire qu'hors agglomération, mais une harmonisation nationale est à l'étude.
Quelle est l'amende sans casque en trottinette à Paris ? 135 € (90 € en paiement minoré, 375 € en majoré), plus 35 € en cas d'absence de gilet ou d'équipement rétro-réfléchissant.
L'assurance est-elle obligatoire pour une trottinette électrique ? Oui, partout en France et depuis 2019 : la responsabilité civile est imposée à tout EDPM. Le défaut d'assurance est un délit passible de 3 750 € d'amende.
Comment assurer sa trottinette électrique en règle ? Coverd propose dès 5,90 €/mois une couverture casse, oxydation et composants sans franchise, avec le vol en option et la RC obligatoire intégrable au même contrat, sans engagement.
Article rédigé le 17 août 2026. Textes en vigueur à date : arrêté du préfet de police de Paris (7 août 2026), décrets EDPM 2019-1082 et 2023-848. Les arrêtés locaux évoluent chaque mois — vérifiez la règle de votre département.
Article publié le